Le Nouvel Homme, § 1

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« A peine la vérité voit-elle naître ainsi le désir et la volonté dans le coeur de l'homme, qu'elle s'y précipite, avec toutes les ardeurs de sa vie divine et de son amour. Souvent même elle ne lui demande que de se priver de ce qui est nul, et pour ce sacrifice négatif, elle va le combler de réalités. Les principales de ces réalités, c'est de commencer par lui donner les signes d'avertissement et de préservation, afin qu'il ne soit plus dans le cas de craindre comme Caïn, et de dire : ceux qui me rencontreront me tueront. Ensuite elle attache sur lui les signes de terreur, afin que sa présence devienne redoutable, et qu'il fasse fuir ses ennemis ; enfin elle le décore des signes de gloire, afin qu'il puisse faire briller la majesté de son maître, et recevoir partout les honorables récompenses qui sont dues à un fidèle serviteur. »

L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme (1790), § 1 

 

« Ce n'est donc point assez pour notre rétablissement de nous abstenir des aliments malsains et corrompus, il faut encore que nous usions de ce médicament amer que les ministres spirituels de la sagesse font passer en nous, pour y occasionner une sensation douloureuse qu'on pourrait appeler la fièvre de la pénitence ; mais qui se termine par la douce sensation de la vie et de la régénération. »

L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme (1790), § 1 

 

« Car la rosée que Dieu fait descendre dans l'homme est toute composée d'actions toutes vives, toutes formées, toutes complètes, comme autant de guerriers armés de pied en cap, ou comme autant de puissants médecins, portant dans leur main l'ambroisie, ou comme autant d'anges célestes tous rayonnant intérieurement et extérieurement, des saintes et pures lumières de la vie ; et l'homme destiné à être l'objet, et le réceptacle de tant de bienfaits aperçoit par l'intelligence, au milieu de cette rosée sacrée, la main suprême du Dieu resplendissant de gloire qui veut bien le prendre pour le terme de cette incomparable munificence, tant il est vrai que la parole divine ne peut venir en nous sans créer à la fois tout un monde. »

L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme (1790), § 1

 

Le Nouvel Homme Louis-Claude de Saint Martin