Quelques Instructions sur les Nombres en Martinisme

Quelques Instructions sur les Nombres en Martinisme :

 

« Nous apprendrions là, en peu de temps, toute notre histoire. Nous y apprendrions que nous naissons dans le Divin, que nous prenons forme dans l'esprit, que nous rectifions l'apparence, et que nous séparons l'iniquité, et que ces quatre grandes opérations se font par l'impression de la force, de l'amour et de la sainteté, sur notre corps, notre cœur et notre front ; le tout sous l’aspect du grand nom central qui plane au-dessus de nous, pour nous vivifier, comme il vivifie tous les êtres dont il est à jamais le centre unique et universel. »

 (L.-C. de Saint-Martin, Le Nouvel Homme (1790), § 12, extraits.)

 

Vertu des Nombres :

« C’est cette vertu des nombres qui a fait dire aux sages de tous les temps que nul homme ne peut être savant, soit dans le spirituel divin, soit dans le céleste, terrestre et particulier, sans la connaissance des nombres. Autre chose est la connaissance des lois de la nature spirituelle, autre chose est la connaissance des lois d’ordre et de convention des hommes matériels. Les lois des hommes varient comme l’ombre ; celles de la nature spirituelle sont immuables, tout étant inné en elle dès leur première émanation. Vous serez encore plus amplement instruit de ces vérités à la suite de ce Traité. »

(Martinès de Pasqually, Traite de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriété, vertu et puissance spirituelle divine, §65.)

 

Pantacle

 

Enumération détaillée des nombres de 1 à 10 suivie de leur sens particulier qui doit être attribué et conféré à chacun, établie par Martinès de Pasqually :

1 : Unité, premier principe de tout être tant spirituel que temporel, appartenant au Créateur divin.

2 : Nombre de confusion appartenant à la femme.

3 : Nombre appartenant à la terre ou à l’homme.

4 : Quatriple essence divine

5 : Esprit démoniaque

6 : Opération journalière

7 : Esprit saint appartenant aux esprits septenaires.

8 : Esprit doublement fort appartenant au Christ.

9 : Démoniaque appartenant à la matière.

10 : Nombre divin.

(Martinès de Pasqually, Traite de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriété, vertu et puissance spirituelle divine, §66.)

 

Adam2

 

Aspect sous lequel il faut considérer l'esprit :

 

« L'esprit ne se considère que par ses opérations et les couleurs qui lui servent de signe. Le blanc est dénaire, le bleu est septénaire, le vert est quartenaire, le rouge est ternaire, le noir est neuvaire, le bronze est 5re (quinaire). L'unité est sans couleur. L'esprit dans son nombre radical est 7 parce qu'il opère sur 4 et sur 3, ou sur l'âme et le corps. Quand l'âme est unie à son intellect et à son esprit, elle a sa puissance, ce qui la rend quaternaire. Aussi ne doit-elle écouter que la sagesse et que l'esprit si elle veut conserver sa force, sa science et sa vertu ; parce que les esprits vivifiants de l'âme et du corps se joignent à elle et la soutiennent par leur puissance et par leur nombre. C'est là l'objet et l'effet des ordinations. Il s'établit par leur moyen, une activité constante et efficace dans l'être ordonné, qui le rend organe de tous les nombres, c'est-à-dire de la vie même, car les nombres ne sont que les signes de la vie. Mais si nous avions le bonheur de nous unir à l'esprit de Jésus-Christ, nous aurions toutes les activités et toutes les efficacités que nous pourrions désirer, puisque c'est dans lui que sont tous les nombres. »

(Louis-Claude de Saint-Martin, Les Nombres § XXIX.)

 

Krist2

 

Supériorité du nombre dénaire, première puissance divine :

 

« Vous savez sans doute que tous les sages passés et présents ont toujours regardé le nombre dénaire comme respectable à tous égards. Les sages n’ont eu et n’ont encore tant de respect pour ce nombre dénaire que parce qu’ils ont appris à en connaître la force par leur persévérance dans leurs opérations spirituelles divines, par le moyen desquelles ils ont obtenu les mêmes dons qui avaient été donnés à Seth. Ces sages n’ont point obtenu ces dons pour leur postérité charnelle, la plupart n’en ayant point eu, quoiqu’ils fussent unis à des mineurs féminins selon la volonté du Créateur; mais ils n’employaient ces dons qu’à l’éducation et l’instruction des enfants spirituels que le Créateur leur assignait, pour les disposer par là à devenir des instruments de la manifestation de la gloire divine. C’est parmi cette postérité spirituelle qu’ils ont perpétué la connaissance de ce fameux nombre dénaire, dans lequel toute espèce de nombre de création était contenu, et d’où ils eurent la faculté de tirer tous les nombres terrestres, mineurs, majeurs et supérieurs qui y étaient innés, ainsi qu’il a été enseigné au bienheureux homme Seth, et qu’il m’a été dit de l’enseigner à l’homme de désir. Je vous répondrai donc, selon que je le tiens de ceux qui ont été chargés de me le montrer, que le nombre dénaire remplit les quatre nombres de puissance divine. Je place devant vous le nombre dénaire en quatre figures différentes de caractères d’arithmétique : 1, 2, 3, 4. Additionnez ces quatre caractères en cette manière : 1 et 2 font 3, 3 et 3 font 6, 6 et 4 font 10, vous trouverez votre nombre dénaire, qui est la grande et première puissance divine, dans laquelle les trois autres nombres sont contenus, ainsi que vous pouvez le voir par les additions suivantes : 3 et 4 produisent le nombre 7 qui fait la seconde puissance du Créateur; 1 et 2 font 3, 3 et 3 font six, voilà la troisième puissance du Créateur; enfin additionnez 1 et 3 et vous aurez 4 ; et c’est le nombre quaternaire qui termine et conclut les quatre puissances divines du Créateur contenues dans son nombre coéternel dénaire. »

(Martinès de Pasqually, Traite de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriété, vertu et puissance spirituelle divine, §97.)

 

Tableau universel mp 1

 

Un, deux, trois, quatre et dix :

« Il convient, pour votre plus grande instruction, que je vous donne l’application de ces quatre nombres, afin que vous puissiez connaître à quel usage chacun d’entre eux a été employé par le Créateur pour la création universelle, générale et particulière. Je vous dirais donc que le nombre dénaire est un nombre indivisible, ou qui ne peut souffrir aucune division. C’est lui qui complète, divise et subdivise tout être de nombres innés dans le temple universel, général et particulier, corporel et animal, spirituel divin. 

C’est pourquoi ce fameux nombre a toujours été regardé par les Sages comme nombre unique et représentant la quatriple essence divine et, en conséquence comme très respectable par tout être spirituel provenu de ce même nombre. C’est aussi pourquoi ce nombre ne peut être opéré que par le Créateur et non par aucun être spirituel doublement puissant, simple et mineur, et à cette considération nul sage n’a fait usage de ce nombre, le réservant toujours par respect à la Divinité. Voilà quel est l’emploi du nombre dénaire, ou de la première puissance divine, que l’on figure ainsi : 10 ou (1) ; et c’est par ce nombre que l’imagination pensante divine a conçu la création spirituelle divine temporelle. »

(Martinès de Pasqually, Traite de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriété, vertu et puissance spirituelle divine, §98.)

 

 

Louis-Claude de Saint Martin